
C’est souvent dans la faille, là où le geste dérape, que je trouve le point de départ de mes films.
Devant l’objectif, je cherche sans cesse cet équilibre fragile entre la vérité et le décalage. Tout est une question de rythme. J'anticipe chaque plan pour que le film trouve son intensité. Cette préparation me permet de laisser, une fois sur le plateau, toute la place à l’imprévisible : cette petite manie, cette hésitation ou ce regard qui transforme une scène banale en un moment de vérité.
Peu importe le cadre ou le format, je cherche avant tout à transformer le réel en un tableau élégant et un peu tordu. Parce qu’au fond, le récit n’est jamais aussi fort que lorsqu’il nous montre tels que nous sommes : magnifiquement maladroits.
It’s often in the flaw, where the gesture slips, that I find the starting point for my films.
In front of the lens, I’m constantly searching for that fragile balance between truth and the offbeat. It’s all a matter of rhythm. I anticipate every shot so the film can find its intensity. This preparation allows me, once on set, to leave room for the unpredictable: that tiny habit, that hesitation, or that look that transforms a mundane scene into a moment of truth.
Whatever the setting or format, my goal is to transform reality into an elegant and slightly twisted canvas. Because ultimately, a story is never more powerful than when it shows us as we truly are: beautifully clumsy.